Coronavirus : un écofascisme naturel
- LƆŋGBOWU, Revue des Langues, Lettres et Sciences de l’Homme et de la Société, Faculté de Lettres et Sciences Humaines, Université de Kara-Togo, ISSN : 2518-4237 , 2 (011) : 535-551
Résumé
L’échec des accords, des conférences, des résolutions sur le climat et l’environnement devient de plus en plus inquiétant. L’exemple attendu du haut, c'est-à-dire de la communauté internationale, tarde à être une réalité. L’ONU à travers le PNUD peine à infléchir le niveau des émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays riches. Les grandes puissances organisent des sommets sur l’environnement et le climat, mais elles sont incapables d’appliquer les accords à leur propre niveau. Après chaque conférence internationale sur l’environnement, on est conscient qu’il faut s’attendre à une autre conférence en réponse à l’échec de la précédente. Pour mettre fin à cet éternel recommencement, la solution nécessaire semble être l’écofascisme pour obliger tous les acteurs au respect des résolutions. Partant du principe de la souveraineté des Etats, il devient difficile d’appliquer l’écofascisme. Le Coronavirus s’est présenté comme un écofascisme car il a imposé momentanément la réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES). Le Coronavirus, cet écofascisme naturel, a montré que l’échec des accords et des résolutions sur le climat et l’environnement est avant tout un problème de mauvaise foi, de manque de volonté au niveau individuel et collectif.
Mots-clés
Coronavirus, gaz à effet de serre, écofascisme, environnement, changement climatique, développement