L’extractivisme, le productivisme et la crise environnementale
- DELLA/AFRIQUE; ISSN : 2790-0576 (Print.) ; ISSN 2790- 0584 (Online), Numéro Spécial Fin de Campagne Editoriale-Décembre 2021, Tome 3 , 0 : 260-275
Résumé
Le modèle productiviste de développement est né de la confiance de l’homme en la puissance de la technoscience d’améliorer les conditions de vie. C’est une amélioration qui se fait par la connaissance de la nature. Mais, cette connaissance implique en réalité la domination de la nature. Dominer la nature revient à l’exploiter. On peut dire que le bonheur de l’homme se réalise contre la nature nonobstant qu’il en est un élément. Ainsi, l’amélioration des conditions de vie passe par l’extractivisme, c'est-à-dire la soumission de la nature par l’exploitation des ressources naturelles globales. La science et la technique occidentale qui constituent le primat fonctionnel du développement seront introduites dans l’industrie afin de permettre l’accumulation facile de biens matériels. La crise environnementale va par la suite révéler que le modèle productiviste n’est pas durable, car il épuise les ressources naturelles et pollue l’atmosphère. En plus, il a engendré une crise sociale inédite qui interpelle la responsabilité de l’humanité. C’est ainsi que des perspectives sont envisagées afin de mettre le respect de la dignité de la personne au centre des actions qui visent la modernisation des sociétés.
Mots-clés
Extractivisme, productivisme, environnement, technoscience, développement