Agentivité reproductive, utilisation de la contraception et expérience des rapports sexuels non souhaités chez les femmes burkinabè
- La Revue Africaine des Sciences Sociales « Pensées genre. Penser autrement » , Vol 6 (1) : 176-191
Résumé
Cette étude analyse les liens entre l’agentivité reproductive des femmes et deux résultats de santé reproductive au Burkina Faso : l’utilisation d’une méthode contraceptive moderne et l’expérience de rapports sexuels non souhaités. À partir des données PMA collectées auprès des femmes en âge de procréer (15-49 ans), cette recherche utilise une mesure multidimensionnelle de l’agentivité adaptée à la santé reproductive. Les résultats montrent qu’une motivation élevée en contraception est associée à des chances plus élevées d’utiliser la méthode contraceptive moderne (OR = 2,22 ; p < 0,001). Une motivation élevée en contraception est également associée à un risque plus réduit d’avoir un rapport sexuel non souhaité (OR = 0,55 ; p < 0,05). Ces résultats soulignent l’importance des dimensions motivationnelles de l’autonomie reproductive dans un contexte où les normes de genre, les attentes de fécondité et les rapports conjugaux continuent de structurer les décisions reproductives des femmes.
Mots-clés
Burkina Faso, femmes, agentivité, contraception, rapports sexuels non souhaités