Évaluation de la prescription initiale d’antibiotiques au service d’accueil des urgences du centre hospitalier universitaire de Tengandogo (Burkina Faso)
- Revue Burkinabè de Santé Publique , 1 (1) : 40-47
Résumé
Introduction : La résistance aux antibiotiques constitue un problème émergent de santé publique mondial. Pour lutter
contre elle, l’OMS recommande d’optimiser l’utilisation des antibiotiques chez l’Homme et l’animal. L’objectif de notre
étude était d’évaluer la qualité des prescriptions d’antibiotiques initiées au service d’accueil des urgences (SAU) du CHU
de Tengandogo (CHU-T), lieu du premier contact entre les médecins praticiens du CHU-T et le patient.
Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude transversale, observationnelle à visée descriptive sur une période
de 01 mois. Ont été inclus dans l’étude tous les patients de plus de 15 ans, n’ayant pas été pris en charge dans une
autre structure et transférés secondairement au CHUT avec un traitement antibiotique en cours. Pour chaque
prescription d’antibiotique initiée au service des urgences, il a été déterminé si elle était justifiée, pertinente et conforme
au guide national du bon usage des antibiotiques utilisé au Burkina
Résultats : La prévalence de l’usage d’antibiotiques aux urgences était de 59,07%. Sur les 140 prescriptions analysées,
89 (63,57%) ont été jugées justifiées, 60 (42,85%) étaient pertinentes et 34 (soit 24,28 %) étaient conformes. Aucun
prescripteur n’avait connaissance de l’existence d’un référentiel d’antibiothérapie au Burkina.
Conclusion : la lutte contre la résistance aux antimicrobiens passe par une meilleure sensibilisation des praticiens sur
les effets de la surprescription d’antibiotiques et sur l’existence d’un référentiel national.
Mots-clés
antibiothérapie, prescription, résistance aux antimicrobiens, urgences.