Infections ostéo-articulaires pédiatriques : évaluation des connaissances et attitudes des infirmiers et sage-femmes dans le district sanitaire de Boulmiougou à Ouagadougou
- 10ème CONGRES DE LA SOCIETE AFRICAINE DE CHIRURGIE PEDIATRIQUE et 1er CONGRES DE LA SOCIETE CONGOLAISE DE CHIRURGIE PEDRIATRIQUE,BRAZAVILLE, NOVEMBRE 2025 : 142-143
Résumé
Les malformations congénitales représentent un fardeau psychologique pour les parents, marqué par le stress, l’anxiété et un isolement social. Les interventions psychosociales, notamment la thérapie de groupe, pourraient améliorer leur bien-être. Cette étude visait à évaluer l’efficacité d’une thérapie de groupe cognitivo-comportementale sur le stress et l’anxiété des parents d’enfants porteurs de malformations congénitales au CHU de Bogodogo, Burkina Faso.
Patients et méthodes
Il s’agissait d’une étude longitudinale menée d’août à décembre 2024 auprès de 30 parents d’enfants âgés de 0 à 14 ans présentant des malformations congénitales graves. Les participants ont suivi huit séances hebdomadaires de thérapie de groupe cognitivo-comportementale. Les niveaux de stress (échelle de stress perçu) et d’anxiété (State-Trait Anxiety Inventory) ont été évalués avant et après l’intervention. L’analyse statistique a été réalisée avec Epi-Info 7.2.
Résultats Avant l’intervention, 53,3 % des parents présentaient une anxiété sévère et 70 % un stress sévère. Après huit séances, le score moyen d’anxiété est passé de 56 à 4 et celui du stress de 33 à 2, traduisant une réduction et progressive des troubles psychologiques. Les femmes au foyer présentaient un risque sept fois plus élevé de stress comparées aux femmes actives, et un niveau d’instruction élevé était associé à une probabilité élevée d’anxiété. Tous les parents ont exprimé une forte satisfaction.
Conclusion :La thérapie de groupe cognitivo-comportementale améliore significativement le bien-être psychologique des parents d’enfants porteurs de malformations congénitales au Burkina Faso. Son intégration dans les services hospitaliers pourrait renforcer la prise en charge globale et réduire la vulnérabilité psychosociale des familles.
Mots-clés
Malformations congénitales, Thérapie de groupe, Anxiété, Stress, Parents, Burkina Faso.