Gestion urbaine à Ouagadougou : territoires de la contestation et de la répression des étudiants
- Revue JHEA/RESA , 10 (1) : 171-194
Résumé
L’objectif de cet article est d’analyser les processus de formation et de structuration des territoires qui se déclinent à travers les jeux d’acteurs, notamment entre l’Association nationale des étudiants burkinabé – section locale de l’Union générale des étudiants burkinabé – de Ouagadougou et les autorités universitaires, municipales et étatiques. Depuis le début des années 1990, face à la massification des effectifs étudiants et à l’application des Programmes d’ajustement structurel, l’instauration d’un service de Sécurité et la délocalisation des cités universitaires sont apparues comme autant de stratégies visant à limiter la portée des contestations estudiantines. En 1998, des « zones rouges » – zones autour d’institutions interdites aux manifestations – sont délimitées dans la capitale par les autorités communales. La capacité du mouvement social en général, étudiant en particulier, à s’y rendre lors des périodes de tension sociopolitique est ainsi révélateur des rapports de forces entre les organisations syndicales et les autorités.
Mots-clés
Gestion urbaine, Contestation, Répression, Zone rouge, Mouvement étudiant, Ouagadougou, Burkina Faso