L’idée d’homme nouveau chez Ébénézer Njoh Mouelle et l’art comme moyen de désaliénation de l’être-africain
- Les Cahiers du LARSOC, Revue des sciences humaines et sociales sur les sociétés et les civilisations : 511-528
Résumé
Peut-on concevoir un développement africain sous les commandes d’un homme complexé, aliéné ? C’est à cette
problématique que va s’attaquer notre réflexion sur les voies et moyens de développement du continent africain
dans un contexte marqué par une mondialisation moins mondialisée. Tout semble s’imposer de l’Occident au
reste du monde dont l’Afrique qui traine avec elle les séquelles aliénantes de son histoire. Pour nombre
d’intellectuels africains dont Ébénézer Njoh-Mouelle, philosophe africain d’origine camerounaise soucieux du
développement et de l’émancipation africaine, la bataille pour le développement doit être confiée à un nouveau
type d’homme. Cette exigence d’un homme nouveau n’est que l’expression de la nécessité d’un changement de
mentalités pour un nouveau paradigme de développement. Cet homme doit savoir être le défenseur des attributs
identitaires africains qu’il conjuguera avec les exigences de l’universalité. L’Afrique, reconnue pour la richesse
de ses talents artistiques, peut s’appuyer sur ceux-ci pour favoriser la désaliénation de l’être-africain et bâtir un
avenir radieux.
Mots-clés
aliénation, émancipation, être-africain, développement, mondialisation