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Sport et polyarthrite rhumatoïde : info ou infox ?

  • Livre de résumé 5ème congrès de la Société Burkinabè de Rhumatologie : 120-120
Discipline : Médecine clinique
Auteur(s) :
Renseignée par : TIENDREBEOGO ÉPOUSE ZABSONRE Wendlassida Joelle Stéphanie

Résumé

Introduction : la polyarthrite rhumatoïde (PR) est le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent. Elle est responsable d’une morbi-mortalité importante. La prise en charge repose sur des traitements médicamenteux et non médicamenteux. Le sport occupe une place importante dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde. Il aide à réduire la fatigue, la douleur chronique et le risque d'ostéoporose, tout en améliorant la qualité de vie, contrairement à l'idée reçue qu'il faut se ménager. L’objectif de ce travail était de faire la synthèse entre l’information juste et les fausses informations concernant l’activité sportive au cours de la PR.
Méthode : : il s’est agi une synthèse de la littérature portant sur les études traitant de la PR et sport ainsi que la PR et l’activité physique. Résultats : il faudrait faire la part entre sport et activité physique (AP). Le sport n’est pas interdit mais il sied de recommander plutôt une activité physique adaptée (APA) au patient ayant une PR du fait des douleurs articulaires, de la raideur et des déformations. Les professionnels de santé prenant en charge des patients atteints de PR devraient promouvoir l’AP afin de lutter contre les peurs et les croyances erronées qui laissaient à penser que l’AP était délétère sur l’activité inflammatoire et les symptômes de la PR. Une AP adaptée à la personne et à sa pathologie n’est pas dangereuse et apporte de réels bienfaits chez les patients atteints de PR. Pour garder ses effets, la pratique d’une AP doit être progressive, régulière et persistante sur le long terme. Le choix du niveau d’AP prescrite va dépendre de l’activité de la PR évaluée par le score DAS28, les capacités fonctionnelles évaluées par l’indice HAQ (Health Assessment Questionnaire), l’existence de comorbidités, essentiellement cardiovasculaires, les données cliniques et de l’imagerie médicale ostéoarticulaires et musculo tendineuses, l’avis du patient et sa motivation à l’AP choisie avec lui. Conclusion : bouger est un traitement complémentaire essentiel, et non une cause d'aggravation si le sport est pratiqué de manière adaptée. L'idée que les rhumatisants en général et les patients atteints de PR en particulier doivent rester inactifs est un mythe et devrait être déconstruite par les professionnels de santé.

Mots-clés

polyarthrite rhumatoïde, activité physique, sport

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