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COMMUNICATION

Place du PRP en rhumatologie et en médecin du sport

  • 5ème Congrès SBR 2026 : 111-112
Discipline : Médecine clinique
Auteur(s) :
Auteur(s) tagués : OUEDRAOGO Aboubakar
Renseignée par : OUEDRAOGO Aboubakar

Résumé

Introduction : Le Plasma Riche en Plaquettes (PRP) est un biomatériau autologue d'usage extemporané, exploitant les propriétés régénératives des plaquettes. Son mécanisme d'action repose sur la libération de facteurs de croissance stimulant la prolifération cellulaire et la modulation de l'environnement tissulaire par l'inhibition de cytokines pro-inflammatoires. Utilisé dès les années 1970 en hématologie, le PRP a gagné en notoriété via la médecine du sport avant de s'étendre à la rhumatologie dès 2010 pour le traitement des pathologies dégénératives. L’objectif de ce travail est de synthétiser les résultats de son utilisation après plus d’une décennie de pratique.
Méthode : Synthèse de la littérature portant sur les indications et les résultats cliniques du PRP en rhumatologie et en médecine du sport.
Résultats : En rhumatologie, le PRP est principalement indiqué dans les lésions dégénératives cartilagineuses et tendineuses. Si le genou et la hanche ont été les premiers sites traités, l'articulation du genou présente les résultats cliniques les plus probants. Toutefois, malgré des données encourageantes, les sociétés savantes (ACR, SFR) maintiennent un avis réservé, invoquant un manque de recul ou d'homogénéité des données. Concernant les tendinopathies (coiffe des rotateurs, tendon d’Achille, épicondylite, aponévrosite plantaire), les résultats sont hétérogènes et ne montrent souvent pas de supériorité significative par rapport aux traitements conventionnels (corticoïdes, kinésithérapie).
En médecine du sport, les succès initiaux dans la prise en charge des lésions musculaires et tendineuses aiguës n'ont pas été formellement confirmés par des études de grande puissance. La variabilité des protocoles de préparation, des concentrations plaquettaires et des matériels de centrifugation limite la standardisation des études et explique la disparité des résultats observés.
Conclusion : Il n’existe pas « un » PRP mais « des » PRP, cette absence de standardisation étant le principal frein à un consensus thérapeutique. Si le PRP demeure une option séduisante, la précision du profil patient, le type de lésion et le timing optimal d'administration restent des défis majeurs pour la pratique clinique future.

Mots-clés

PRP, Rhumatologie, médecine du sport

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