La rivière comme espace symbolique et transgressif dans Le Mal de peau de Monique Ilboudo
- Revue LES TISONS, Revue international des Sciences de l’Homme et de la Société (RISHS) , (03) : 479-500
Résumé
L’étude met en lumière la centralité de la rivière dans le roman. Cette dernière y joue un rôle à la fois symbolique et narratif. À travers le destin de Sibila, violée à la rivière Talo, et de sa fille Catherine, en quête d’identité, la rivière apparaît comme un lieu ambivalent : à la fois sacré, beau et transgressif. La violation des interdits traditionnels par Sibila et Missié le Commandon déclenche une série d’événements tragiques structurant le récit. La rivière devient ainsi un espace initiatique et métaphorique, où s’affrontent vie et mort, ordre et désordre. Adoptant une perspective géocritique, l’étude révèle que la rivière ne se réduit pas à un élément du décor : elle est un véritable acteur diégétique, influençant le destin des personnages et reflétant les fractures identitaires, sociales et culturelles à l’œuvre dans le roman. L’écrivaine Monique Ilboudo confère ainsi à la rivière une portée universelle, en la chargeant d’une force à la fois destructrice et transformatrice. Elle devient dès lors la métaphore du mouvement perpétuel et des contradictions qui traversent la condition humaine.
Mots-clés : Géocritique, Rivière, Espace, Symbolique, Transgressif.
Mots-clés
Géocritique, Rivière, Espace, Symbolique, Transgressif