QUELLE GESTION COMMUNICATIONNELLE DE LA CRISE SÉCURITAIRE POUR LE MAINTIEN DES ÉLÈVES À L’ÉCOLE AU BURKINA FASO?
- L’Harmattan Burkina : 135-149
Résumé
Les systèmes éducatifs des pays du sahel qui étaient déjà affectés par
des crises précédentes, font face à nouveau à plusieurs crises
sécuritaires surtout que plusieurs de ces attaques ont eu lieu contre
les écoles et les enseignants les obligeant à fuir leurs localités (IIPE
UNESCO, 2021). Cela oblige donc le ministère de l’éducation
nationale à prendre ses responsabilités pour maintenir ces enfants
déplacés Internes (EDI) dans le système éducatif. L’adhésion,
l’appropriation et la participation de tous les acteurs nationaux est
nécessaire pour maintenir le maximum d’élèves dans le système
éducatif pendant la crise sécuritaire (IIPE-UNESCO, 2021). La
communication est un élément capital à cet effet. L’objectif de cette
recherche, est donc d’analyser de manière approfondie le rôle et les
actions de communication mises en place par le Ministère de
L'Education Nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des
Langues Nationales (MENAPLN), afin d’assurer l’implication de
toutes les parties prenantes dans la gestion de la crise sécuritaire. La
méthode qualitative est la démarche retenue pour atteindre cet
objectif. Au sortir de cette recherche, le constat est que les actions
de communications mis en place par le Secrétariat technique de
l’Education en situation d’urgence (ST-ESU) sont alignées sur celui
de la direction de la communication du MENAPLN, ce qui entraîne
du même coup les mêmes dysfonctionnements. Cet article révèle
également que les clusters qui ont été proposé comme réponse à
l’implication de tous les acteurs à la gestion du système éducatif à
montré des limites car certaines zones du pays sont inaccessibles et
les dispositifs communicationnels du ST-ESU ne permettent pas
d’échanger avec les populations de ces localités.
Mots-clés
Communication – communication de crise- crise sécuritaire - système éducatif- Burkina Faso.