Détails Publication
ARTICLE

Cicatrices chéloïdes et hypertrophiques en milieu scolaire secondaire de la ville de Ouagadougou (Burkina Faso)

  • Our Dermatology online , 10 : 321-328
Lien de l'article :
Discipline : Médecine clinique
Auteur(s) :
Renseignée par : KORSAGA/SOME Nessiné Nina

Résumé

étudiées et ayant pourtant un impact socio-économique dans les formes graves notamment chez les noirs africains
des pays peu développés. Nous avons voulu évaluer leur fréquence et leurs aspects épidémiologiques et cliniques en
milieu scolaire secondaire de la ville de Ouagadougou. Patients et méthodes: Il s’agissait d’une étude transversale
descriptive du 6 mars au 22 avril 2017, portant sur les élèves des établissements d’enseignement secondaire de la ville
de Ouagadougou. Nous avons utilisé la technique d’échantillonnage aléatoire à trois degrés à partir de la liste et des
effectifs des 508 établissements d’enseignement secondaire général et/ou technique de la ville de Ouagadougou en
2016-2017. La taille minimale de l’échantillon était de 904 selon la formule de Pascal Ardilly. Les variables recherchées
étaient épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques. Des variables sur le retentissement et les connaissances des
élèves sur les cicatrices ch/CH étaient également recherchées. Résultats: Sur un total de 1 225 élèves examinés, nous
avons recensé 125 porteurs de cicatrices ch/CH, soit une fréquence de 10,20%. Il y avait 99 cas de chéloïdes (79,2%), 26
cas de cicatrices hypertrophiques (20,8%) et aucun cas de maladie chéloïdienne. Selon le sexe on dénombrait, 64 filles.
L’âge moyen des élèves était de 18,10 ans. Un antécédent familial de cicatrices ch/CH était retrouvé dans 22,4% des
cas. L’étiologie traumatique était retrouvée dans 96% des cas avec surtout les blessures par objet tranchant (48%) et par
accidents de la voie publique (AVP) (28,3%). Les attitudes thérapeutiques étaient l’abstention (78,4%), le traitement
traditionnel (18,4%) et le traitement moderne (3,2%). Un retentissement esthétique était retrouvé chez 24 élèves dont
17 filles. Pour les élèves la cicatrice chéloïde/hypertrophique était une anomalie de la cicatrisation (484 élèves), une
malformation (95), un envoutement (66), une malédiction (20) ou un type de cancer (2). Conclusion: La fréquence des
cicatrices chéloïde/hypertrophiques est élevée chez les élèves en milieu scolaire de la ville de Ouagadougou. L’absence
de recours aux soins médicaux est probablement liée à l’ignorance des élèves sur les possibilités de prise en charge.

Mots-clés

Mots clefs: Cicatrices chéloïdes/hypertrophiques; Élèves; Ouagadougou

995
Enseignants
9290
Publications
49
Laboratoires
106
Projets