La gouvernance bilatérale des migrations au Burkina Faso, 1960-2018
- L'Harmattan Sénégal : 73-93
Résumé
Le Burkina Faso (ex-Haute-Volta) a été, dans le contexte colonial
puis celui postcolonial, un important foyer de migrations. Cette donne
aurait dû justifier l’élaboration et la mise en oeuvre d’une véritable
politique migratoire depuis l’accession du pays à la souveraineté le
5 août 1960. Plusieurs modes de gestion des migrations, impliquant des
acteurs étatiques et non étatiques, ont été expérimentés par le Burkina
Faso pour limiter les méfaits des migrations et augmenter leurs bénéfices
pour toutes les parties prenantes. Ils ont concerné la gouvernance
sectorielle ; les mesures sporadiques ; les accords bilatéraux ; les
accords multilatéraux de type sous-régional, régional et international.
Le Burkina Faso a signé des accords bilatéraux, dans l’ordre chronologique,
avec la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Niger, le Mali, la France et
Malte. Deux de ces accords sont parus arrimés aux besoins en maind’oeuvre
de l’extérieur, notamment de la Côte d’Ivoire et du Gabon. Les
accords avec le Niger et le Mali ont promu la libre circulation des
personnes et l’intégration des peuples. La lutte contre l’immigration
irrégulière a été l’objectif primordial de la France et de Malte à travers
la signature d’accords bilatéraux avec le Burkina Faso. Ce n’est qu’en
2016 que le Burkina Faso a finalisé le processus d’élaboration et a
commencé la mise en oeuvre de la Stratégie Nationale de Migration,
véritable politique nationale en la matière.
Mots-clés
Gouvernance, Migrations, Bilatérales, Burkina Faso