Les entretiens de groupes entre négociation et imposition : esquisse d’une recherche empirique sur l’analyse des rapports entre l’Homme et la Nature dans les Hauts-Bassins (Burkina Faso)
- Editions L'Harmattan : 255-271
Résumé
Faire de la recherche en sciences sociales est synonyme de faire le terrain. Ce qui suppose la présence du chercheur le plus souvent dans un milieu proche ou lointain pour la conquête des faits à travers la collecte des données. À cet effet, plusieurs techniques de collecte des données peuvent être utilisées. Cet article vise à dépeindre une expérience de terrain dans le cadre de la collecte des données lors de nos recherches doctorales. Cette étude nous a conduit à utiliser plusieurs techniques de collecte, dont les entretiens collectifs. L’entretien collectif est utilisé en fonction des circonstances du terrain. Pour réussir la phase de collecte, le chercheur doit faire preuve de flexibilité dans le processus de collecte (C. Schaut, 2014). Cette réalité renforce davantage la thèse qui affirme que l’entretien est une pratique sociale (P. Bourdieu et al, 2005 ; P. Riutort, 2004). Ce bricolage méthodologique a fait l’objet d’une analyse dans cet article sous deux angles : des entretiens de groupe négociés et des entretiens de groupe imposés. L’étude révèle qu’au-delà de la
démarche méthodologique à travers les principes classiques qui définissent les critères objectifs de choix des enquêtés, le chercheur adopte une attitude souple qui manie à la fois la rigueur et la flexibilité. Tel est l’objectif de cette réflexion.
Mots-clés
entretien individuel, entretien négocié, entretien imposé, observation et Hauts-Bassins