(Un)happily Ever After? The Romance Novel Reinvented in Louise O’Neill’s Almost Love
- REVUE SAHEL-GATES , 1 (1) : 352-375
Résumé
This article examines the tradition of romance fiction in Almost Love (2018) by Louise O’Neill. Through close analysis of the novel’s characters and narrative structure and drawing on the theoretical framework of Pamela Regis and Janice A. Radway, the study argues that 'Almost Love' is a feminist reimagining of the romance genre. While it adopts the core
conventions of romance fiction—such as the quest for true love, the meeting scene, the attraction between hero and heroine, and the redemptive happy ending—the novel ultimately distorts these conventions, a narrative twist that reframes the romance novel as a feminist call for self-acceptance. Rather than culminating in romantic fulfilment, as is typical of the genre, O’Neill’s novel, through the suppression of the hero’s attraction towards the heroine, foregrounds dysfunctional relationship marked by unreciprocated obsessive love, self-erasure, power imbalance, and eventual separation, thus redefining the conventional happy ending as a heroine’s journey towards self-acceptance and liberation from toxic relationship.
Cet article examine la tradition de la fiction romantique dans Almost Love de Louise O’Neill. À travers une analyse des personnages et de la structure narrative du roman, et prenant appui sur les cadres théoriques de Pamela Regis et Janice A. Radway, l’étude soutient que Almost Love s’inscrit dans une logique de réappropriation féministe de la romance. Bien qu’il reprenne les conventions du genre romantique—telles que la quête de l’amour véritable, la scène de la rencontre, l’attirance entre le héros et
l’héroïne, ainsi que la promesse d’un dénouement heureux et rédempteur—il en subvertit finalement ces codes. Ce renversement narratif reconfigure le roman sentimental en une revendication féministe de l’acceptation de soi. Plutôt que de se conclure par l’union heureuse de l’héro et l’héroïne, comme c’est habituellement le cas dans ce genre, le roman
d’O’Neill met en lumière une relation dysfonctionnelle marquée par une obsession unilatérale, l’effacement de soi, un déséquilibre des rapports de pouvoir, et finalement une séparation. Ainsi, il redéfinit le dénouement heureux comme un parcours de prise de conscience de l’héroïne et de sa libération d’une relation toxique.
Mots-clés
Romance, rewriting, subversion, Almost Love, Louise O’Neill / la romance, réécriture, subversion, Almost Love, Louise O’Neill