Beyond Dystopian Tragedy: Louise O’Neill’s Dystopian Martyrs as Models of Resistance to the Beauty Myth
- UIRTUS Revue Internationales des Lettres, Langues et Sciences Sociales , Vol. 5 (2) : 59-78
Résumé
ABSTRACT
Louise O’Neill’s Only Ever Yours is received as a young adult dystopian novel which, through its
fatalistic depiction of women’s oppression, functions as a cautionary tale about the normative beauty
discourses conveyed by contemporary popular media. Without questioning the effectiveness of the
dystopian tragic scenarios to warn and educate, this article investigates whether the martyrs of O’Neill’s
dystopian regime embody resistance. Through the lens of Naomi Wolf’s theory of the beauty myth, it
examines the politics of O’Neill’s characterisation and argues that, though grounded on dystopian
fatalism, O’Neill’s portrayal of women goes beyond mere dystopian tragedy to serve as a model for
resistance to dominant beauty ideologies in post-Celtic Tiger Ireland. While the character of isabel
[sic], through her defiant eating and dressing habits, demonstrates a rejection of consumerism and the
aesthetic conformity, freida’s [sic] critical awakening offers a confessional narrative that encourages
readers to question internalised beauty standards.
Resumé
Le roman de Louise O’Neill, Only Ever Yours, est perçu comme un roman dystopique pour jeunes
adultes qui, à travers sa représentation fataliste de l’oppression des femmes, fonctionne comme une
mise en garde contre les discours de beauté normative véhiculés par les médias populaires
contemporains. Sans remettre en question l’efficacité des scénarios tragiques de la dystopie pour avertir
et éduquer, cet article examine comment les martyrs du régime dystopique d’O’Neill incarnent la
résistance. Prenant appui sur la théorie du mythe de la beauté de Naomi Wolf, il examine la politique
de la caractérisation d’O’Neill et soutient que, bien que fondée sur le fatalisme dystopique, la
représentation des femmes par O’Neill va au-delà d’une simple tragédie dystopique pour modéliser
des formes de résistance aux idéologies de beauté dominantes dans l’Irlande post-Tigre celtique. Tandis
que le personnage d’isabel, à travers ses habitudes alimentaires et vestimentaires défiantes, démontre
un rejet du consumérisme et de la conformité esthétique, l’éveil critique de freida offre un récit de
confession qui incite les lecteurs à remettre en question les normes de beauté édictées par les médias
populaires.
Mots-clés
Dystopie, Louise O’Neill, standards de beauté, médias populaires, fiction féminine