Mise en jachère des terres et labour superficiel : quelle efficacité sur les indicateurs de la fertilité physique du sol ?
- Enabel : 1-1
Résumé
En Afrique subsaharienne, la pression démographique et la diminution des terres cultivables réduisent les périodes de jachère, ce qui nuit à la réhabilitation des terres dégradées. Cette étude examine le potentiel du labour superficiel comme alternative écologique au déficit de jachère dans un contexte semi-aride au Centre du Burkina Faso. Quatre blocs randomisés de Fisher ont été utilisés, chacun contenant des parcelles labourées superficiellement (5 cm) et comparées à d'autres situées sur des sols en jachère et de même durée (2013-2023). Les résultats ont révélé une variation de la matière organique du sol de -25 % à +5 % entre les deux années cibles (2022 et 2023) dans les parcelles labourées et comparativement aux sols en jachère. Les niveaux de limon ont également présenté une variation de +4 à -7 %, respectivement. À l'inverse, la mise en œuvre du labour superficiel a entraîné une baisse de l'humidité du sol de -2 % et une diminution du taux d'infiltration de -23 mm.s-1. Mais la densité apparente a augmenté en moyenne de +0,3 g.cm-3. Des effets bénéfiques du labour superficiel ont été enregistrés en termes de stabilisation des particules fines du sol et de potentiel de séquestration du carbone organique du sol, alors que la jachère a favorisé la formation des macro-agrégats. La mise en œuvre de pratique de labour superficiel a réduit la perturbation physique du sol et reconstitué les micro-agrégats. Par conséquent, elle pourrait constituer une alternative à la rareté des jachères dans nos agrosystèmes.
Mots-clés
Agrosystème sahéliens, Conservation des sols, Jachère, labour superficiel, paramètres physiques des sols, Burkina Faso