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Problématique de l’orthographe des mots moorés dans les romans burkinabè

  • Les Cahiers du Centre Africain de Recherche Scientifique, de Formation et d'Innovation (CARESFI) , 04 (03) : 483-502
Discipline : Lettres
Auteur(s) :
Auteur(s) tagués : NATAMA Tilado Jérôme
Renseignée par : NATAMA Tilado Jérôme

Résumé

La littérature burkinabè est une littérature d’expression française. La langue d’écriture est donc le français. Cependant, nous constatons que certains écrivains burkinabè emploient des mots de leurs langues premières dans leurs œuvres. Parmi eux, il y a Kollin Noaga, Étienne Sawadogo, Norbert Zongo qui ont employé des mots moorés dans leurs romans, respectivement dans Le retour au village (1978), La défaite du Yargha (1977), Rougbêinga (2012). Mais l’étude de ces mots moorés révèle qu’ils sont mal orthographiés tant au plan lexical que grammatical. Cette incorrection est due au non-respect des règles orthographiques et grammaticales du mooré. Cela est dicté par la volonté des auteurs de franciser les mots moorés afin de permettre aux lecteurs illettrés en mooré de pouvoir les lire facilement. Par ailleurs, ces mots moorés ont été traduits pour leur permettre de connaître leurs significations. Tout compte fait, deux principales raisons ont motivé les auteurs à employer les mots moorés dans leurs romans. Il s’agit de combler un vide lexical et d’apporter une précision sémantique.

Mots-clés

mooré, orthographe, roman burkinabè, lexicologie, sémantique

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