L’article analyse l’intégration des intelligences artificielles génératives dans le processus d’enseignement-apprentissage à l’Université Thomas Sankara (UTS) et questionne la posture institutionnelle à adopter : former à un usage critique ou restreindre l’accès. Dans un contexte de transformation pédagogique, l’IA soulève des enjeux d’intégrité académique et de qualité des apprentissages. L’étude, menée auprès de 170 acteurs à travers une approche mixte, révèle que 60 % des enseignants privilégient une formation critique, tandis que 30 % préconisent des restrictions. Parmi les étudiants, 70 % utilisent régulièrement l’IA, mais seuls 20 % en maîtrisent les limites. Malgré quelques initiatives comme des ateliers d’éthique numérique, l’UTS ne dispose pas encore d’un cadre formel. L’article recommande une approche équilibrée fondée sur des modules dédiés, de nouvelles méthodes d’évaluation, un cadre éthique et la formation continue. Il insiste sur l’urgence pour les universités africaines, notamment burkinabè, d’adopter des stratégies adaptées à cette révolution techno-pédagogique.
Intelligence artificielle générative, Mutation pédagogique, Intégrité académique, Usage critique, Stratégie institutionnelle