Le taux de déperdition des participants dans une cohorte
prospective est une préoccupation majeure pour les investigateurs,
compte tenu de son impact sur la validité interne des enquêtes. Notre
étude avait pour objectif d’évaluer l’effet des appels téléphoniques
sur les taux de suivi d’une cohorte de nourrissons au Burkina Faso.
La cohorte du Projet CHAIN-BURKINA FASO était constituée de
nourrissons âgés de 2 à 23 mois, hospitalisés pour morbidité aiguë
et suivis pendant 6 mois après l’hospitalisation respectivement à
J45, J90 et J180. Une régression binomiale avec calcul de risque
relatif (RR) a permis d’estimer l’effet des appels téléphoniques sur
l’effectivité de la visite de suivi planifiée. Au total, 415 enfants
hospitalisés et sortis vivants ont été inclus dans les analyses. Les
taux de suivi étaient respectivement de 93,6% (IC95%= [92,6 - 94,4])
à J45 ; 89,1% (IC95%= [88,3 - 91]) à J90 et 86,2% (IC95%= [85,5-
87,3]) à J180. Au cours du suivi, les parents ayant reçu des appels
téléphoniques avaient 30% plus de chance de se présenter aux RDV
de suivi comparativement à leurs pairs n’ayant pas reçu d’appels
(RR=1,3[IC95% : 1,1 - 2,7]. Le recours aux appels téléphoniques était
associé à un meilleur taux de suivi à toutes les visites. Cette méthode
pourrait être systématisée aux études de cohortes prospectives.
Cohortes prospectives, Nourrissons, Taux de suivi, appels téléphoniques, CHAIN-Burkina Faso